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Poème en
hommage à l'ancêtre Besner
Du temps de sa
jeunesse, on sait très peu de choses,
Qu'il cultiva la
terre et puis se fit "brassier",
Travaillant de
ses bras à mille et un métiers.
Son enfance passa
comme passent les roses,
Un jour gardant
moutons, l'autre dans les semailles,
Des matins
d'engouement des lendemains perdus,
Des élans
d'espérance et des rêves
déçus.
L'existence de
Jean voguait vaille que vaille.
Son destin
l'attendait au printemps de son âge
Quand il
s'enrôla au service de son roi
Le ciel lui
adressait un sourire narquois
Alors qu'il
s'engageait sur la foi de présages.
Enfin son horizon
s'ouvrait sur l'aventure,
Au-delà de
la mer, dans un monde nouveau.
Jean se
débarrassait de tristes écheveaux
Pour tâter
l'inconnu, là où l'âme
s'épure.
On chercherait en
vain faits d'armes et prouesses
Dans sa vie de
soldat ou bien de défricheur
Jean
Bézanaire fut honnête travailleur
Qui portait dans
son coeur ses titres de noblesse.
Son nom est
confiné à la Petite Histoire.
Pourtant dans la
défaite endeuillant le pays
Il aurait pu
partir mais il resta ici
Enracinant le nom
de Besner Prêt-à-Boire.
Georges Brunet (1931-) fils
de Bruno Brunet et de Calixta Besner
Laval (Québec) juin
2002
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